Je peux aujourd'hui, à l'automne de ma vie, y répondre. J'ai eu le temps de réfléchir, de comprendre mes décisions et d'analyser mes actes. Ma modestie dût-elle en souffrir, je sais ce que je suis... mes choix de vie ont été d'une rigueur absolue.
Tout d'abord il y a l'impossibilité de dissocier de la VERTU (au sens large du terme) l'amour et le respect portés à mon art à la nature, aux animaux et à la réflexion.
Et ce dégoût - le mot n'est pas trop fort - pour l'ambiance du métier, de ses acteurs (encore une fois au sens large du terme) : décideurs, directeurs, intermédiaires, responsable de tous poils, incompétents, incultes, ignorants, prétentieux, démagogues, hypocrites, grossiers, seule une petite poignée d' artistes créateurs trouve grâce à mes yeux...
Si on avait voulu tuer l'art, la culture et l'éducation, ainsi qu'abêtir les populations, on ne s'y serait pas pris autrement !
Dans les années 80, j'ai bifurqué vers la solitude sans abandonner -bien au contraire, avec de fantastiques forces intérieures pour m'aider- mon travail ni mon éthique et consacré les dons que l'on veut bien me reconnaître à mes engagements.
Mes spectacles thématiques, mes écrits, mon enseignement respectent les humains, l'esprit, la nature, les animaux, la poésie, réel absolu - Tous unis. Et ceci depuis + de 40 ans.« Tenez-vous loin de moi que je puisse vous respecter ». (Jules Renard)


